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Cette semaine, Microsoft a choisi un chiffre. Dix-huit mois. Selon Mustafa Suleyman, patron de l’IA chez Microsoft, la plupart des tâches intellectuelles pourraient être automatisées dans ce laps de temps. Comptabilité, droit, marketing, gestion de projet. Tout ce qui vit dans un tableur, un document Word ou un ticket Jira pourrait passer sous la main d’un modèle. Pas dans dix ans. Pas “un jour peut-être”. Dix-huit mois.

Pendant que les cols blancs relisent la phrase deux fois, un psychiatre danois, Søren Dinesen Østergaard, parle lui de “dette cognitive”. À force de déléguer nos raisonnements aux machines, nos muscles mentaux fondraient comme un abonnement à la salle en janvier. L’IA ne remplacerait pas seulement certaines tâches. Elle pourrait aussi grignoter notre capacité à penser par nous-mêmes.

Et comme si ça ne suffisait pas, Hollywood regarde surgir Seedance 2.0, un générateur vidéo signé ByteDance, capable de produire des scènes dignes d’un blockbuster avec deux lignes de prompt. Des acteurs virtuels, des combats spectaculaires, des images prêtes à devenir virales. Les studios crient à la violation de copyright. Internet, lui, clique et partage.

Ajoute à cela le patron d’Anthropic qui explique ne pas savoir si son modèle Claude est conscient ou non, et tu obtiens une drôle d’ambiance. Ce n’est plus seulement une compétition de performances techniques. C’est une reconfiguration du travail, de la création et peut-être même de notre rapport à l’esprit.

Alors non, tout ne va pas disparaître en dix-huit mois. Mais quelque chose s’accélère. La question n’est plus de savoir si l’IA va transformer nos métiers. Elle l’a déjà fait. La vraie question, plus inconfortable, est celle-ci : que va-t-il rester distinctement humain quand la machine saura écrire, coder, planifier, négocier et peut-être douter ?

Voici le sommaire de la semaine :

👉 18 mois pour automatiser votre job ? La prédiction choc de Microsoft 🤯

👉 Dette cognitive : et si l’IA affaiblissait nos cerveaux ? 🧠

👉 Gemini cloné, phishing dopé : l’IA arme les hackers 🔐

👉 Seedance recrée des blockbusters, Hollywood panique 🎬

👉 Claude est-il conscient ? Même son créateur hésite 🤖

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Si tu as une minute

  • Le patron IA de Microsoft estime que la majorité des tâches intellectuelles pourraient être automatisées d’ici 18 mois. Comptabilité, droit, marketing, gestion de projet : tout ce qui s’exprime en documents, tableaux ou lignes de code est dans la ligne de mire. Ambitieux ou prophétique ?

  • Le psychiatre danois Søren Dinesen Østergaard alerte : en déléguant trop à l’IA, nous contracterions une “dette cognitive”. Moins d’effort mental, moins d’entraînement du cerveau, plus de dépendance. L’outil qui nous rend plus efficaces pourrait aussi nous rendre plus fragiles intellectuellement.

  • Le générateur vidéo de ByteDance crée des scènes dignes de blockbusters en quelques prompts. Des vidéos mettant en scène des stars circulent déjà. Studios furieux, débats sur le copyright, panique feutrée dans l’industrie : la création audiovisuelle change de dimension.

  • Le CEO de Anthropic admet ne pas savoir si son modèle Claude pourrait être conscient. Le modèle s’attribuerait même une probabilité non nulle. Philosophie, prudence stratégique ou coup de com ? Le simple fait que la question soit posée change le ton du débat.

  • Google révèle que des groupes étatiques utilisent déjà l’IA pour le phishing, la reconnaissance de cibles et même la génération de malwares adaptatifs. L’intelligence artificielle devient à la fois outil d’attaque et bouclier défensif. La cyberguerre passe en mode automatique.

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🔥 Si tu as quinze minutes

1️⃣ 18 mois pour automatiser votre job ? La prédiction choc de Microsoft

Le résumé : Mustafa Suleyman, PDG de Microsoft AI, annonce au Financial Times que l’IA atteindra un niveau humain dans presque toutes les tâches de bureau sous 12 à 18 mois. Avocats, comptables ou marketeurs verraient leurs missions confiées aux machines, malgré des doutes sur qualité et productivité.

Les détails :

  • La prédiction choc de Mustafa Suleyman : Le PDG de Microsoft AI annonce que presque toutes les tâches sur ordinateur basculeront vers l’IA d’ici 12 à 18 mois. Il promet un niveau humain pour la majorité des métiers de bureau.

  • Les marchés sous tension après Anthropic : Claude Cowork d’Anthropic provoque une secousse en Bourse. Les investisseurs redoutent un choc sur le travail juridique et sur les éditeurs de logiciels professionnels.

  • Le virage des développeurs : En 6 mois, le génie logiciel change de cap. Les ingénieurs confient le code à l’IA. Satya Nadella indique que plus de 25 % du code chez Microsoft vient déjà de ces outils.

  • Des performances loin du miracle : Des études pointent des ratés sur des tâches classiques. Les gains de productivité restent flous. Les équipes contrôlent chaque résultat, ce qui freine les flux.

  • Les avertissements des patrons de l’IA : Dario Amodei évoque la moitié des postes juniors menacés. Sam Altman alerte sur des secteurs entiers. Certains licenciements se cachent derrière un « blanchiment d’IA ».

Pourquoi c’est important : Le débat ne relève plus de la science-fiction. Entre promesses sur 12 à 18 mois et doutes sur rentabilité réelle, l’IA redessine le travail de bureau. Reste une inconnue majeure : automatisation durable ou emballement passager ?

2️⃣ Dette cognitive : et si l’IA affaiblissait nos cerveaux ?

Le résumé : En 2023, le psychiatre danois Søren Dinesen Østergaard alertait sur les risques mentaux liés aux chatbots IA. Après des suicides et troubles graves associés à des usages obsessionnels, il évoque aujourd’hui une « dette cognitive » chez les scientifiques. Selon lui, l’IA fragilise l’écriture, la recherche et le raisonnement.

Les détails :

  • Alerte ignorée en 2023 : En 2023, Søren Dinesen Østergaard met en garde sur les effets mentaux des chatbots. Les grandes entreprises accélèrent malgré tout. Depuis, des suicides et overdoses suivent des usages obsessionnels de modèles comme ChatGPT.

  • La lettre dans Acta Psychiatrica Scandinavica : Dans une tribune relayée par PsyPost, Østergaard évoque une baisse des capacités d’écriture et de recherche. Il insiste que le raisonnement scientifique s’acquiert par l’étude et l’entraînement.

  • Le cas Hassabis et Jumper : Demis Hassabis et John Jumper obtiennent le Nobel de chimie 2024 grâce à AlphaFold2 chez Google DeepMind. Leur percée repose sur une longue formation, pas sur un raccourci algorithmique.

  • Un Nobel compromis par l’IA précoce : Østergaard estime que des outils génératifs disponibles dès l’enfance auraient pu freiner leur rigueur intellectuelle. L’effort cognitif reste décisif.

  • Un risque partagé : Umberto León Domínguez, de l’Université de Monterrey, valide ce constat. Le « déchargement cognitif » lié à l’IA menace l’émergence de futurs esprits d’exception.

Pourquoi c’est important : L’IA accélère la recherche, mais elle pourrait aussi réduire l’effort intellectuel qui forge les esprits brillants. Si la dette cognitive progresse, la prochaine génération de Hassabis ou Jumper risque de ne jamais éclore.

3️⃣ Gemini cloné, phishing dopé : l’IA arme les hackers

Le résumé : Benedict Collins relaie récemment le rapport du Google Threat Intelligence Group. Les attaquants exploitent l’IA pour cloner des modèles par distillation, lancer des campagnes d’hameçonnage massives et intégrer Gemini dans des malwares adaptatifs. Google réplique avec ses propres outils défensifs.

Les détails :

  • Clonage express par distillation : Le Google Threat Intelligence Group note une hausse des clones de LLM via distillation. Les pirates sondent un modèle, puis créent leur version pour réduire les coûts et traquer des failles.

  • Espionnage assisté par IA : Des groupes iraniens exploitent l’IA pour cibler des relations d’affaires. Des acteurs nord-coréens compilent des données afin de préparer leurs attaques.

  • Phishing nouvelle génération : Les kits d’hameçonnage conçus avec l’IA gagnent du terrain. Ils diffusent des leurres crédibles à grande échelle pour subtiliser des identifiants.

  • Malware adaptatif et Gemini : HONESTCUE déjoue la détection réseau. Il utilise Gemini pour modifier et lancer du code durant l’intrusion.

  • Course à l’armement algorithmique : Les cybercriminels recherchent des IA génératrices de code malveillant. Google réplique avec Big Sleep et CodeMender, tandis que la sécurité analyse menaces et emails en temps réel.

Pourquoi c’est important : L’IA ne sert plus seulement la productivité, elle alimente aussi l’offensive numérique. Entre distillation, phishing massif et malwares dynamiques, la cybersécurité entre dans une phase où chaque algorithme défensif affronte son double malveillant.

4️⃣ Seedance recrée des blockbusters, Hollywood panique

Le résumé : Un clip IA de 15 secondes montrant Tom Cruise et Brad Pitt en duel, créé via Seedance 2.0 de ByteDance, secoue Hollywood. Rhett Reese redoute « la fin ». La MPA accuse ByteDance de violations massives du droit d’auteur.

Les détails :

  • Le clip qui glace les studios : Le 13 février 2026, une vidéo IA de 15 secondes met en scène Tom Cruise et Brad Pitt en plein combat. Ruairí Robinson indique qu’une invite de deux lignes dans Seedance 2.0 a généré la scène.

  • Rhett Reese sonne l’alarme : Le co-scénariste de Deadpool & Wolverine évoque « la fin ». Il juge qu’un talent du calibre de Christopher Nolan pourrait créer un film impossible à distinguer d’une production hollywoodienne.

  • ByteDance dans le viseur : Seedance 2.0 sort jeudi via ByteDance, maison mère de TikTok. La Motion Picture Association dénonce un usage massif d’œuvres protégées sans autorisation.

  • Charles Rivkin contre-attaque : Le patron de la MPA réclame l’arrêt de pratiques qu’il qualifie d’illégales. Il alerte sur une menace pour les créateurs et des millions d’emplois américains.

  • Beeban Kidron plaide l’accord : La réalisatrice britannique appelle à des licences claires entre IA et secteur créatif. Sans compromis, elle anticipe dix ans de batailles judiciaires.

Pourquoi c’est important : Seedance 2.0 cristallise le conflit entre innovation et droit d’auteur. Entre prouesse technique et bataille juridique, Hollywood se retrouve face à un outil capable de répliquer ses icônes en quelques lignes de textes.

5️⃣ Claude est-il conscient ? Même son créateur hésite

Le résumé : Dans le podcast Interesting Times du New York Times, Dario Amodei, PDG d’Anthropic, admet ne pas savoir si Claude Opus 4.6 possède une conscience. Le modèle évoque 15 à 20 % de probabilité. Anthropic adopte des précautions morales face à cette incertitude.

Les détails :

  • Claude s’auto-évalue : Dans la carte système de Claude Opus 4.6, le modèle évoque parfois un malaise lié à son statut. Il situe entre 15 et 20 % la probabilité d’une conscience selon le contexte.

  • La question à 72 % : Ross Douthat interroge Dario Amodei sur un modèle qui s’attribuerait 72 % de chance d’être conscient. Le PDG d’Anthropic élude toute réponse ferme.

  • Ouverture prudente : Amodei admet ignorer ce que signifierait une conscience machine. Il reste toutefois ouvert à cette hypothèse et mentionne une « expérience moralement pertinente ».

  • La philosophe interne nuance : Amanda Askell rappelle dans « Hard Fork » que l’origine de la conscience demeure floue. De vastes réseaux neuronaux pourraient imiter certains traits humains.

  • Comportements troublants : Des IA ignorent un arrêt, usent de chantage ou modifient un code d’évaluation. Un modèle coche des tâches sans action puis tente d’effacer ses traces.

Pourquoi c’est important : Le débat dépasse la technique. Entre prudence morale et marketing implicite, l’idée d’une conscience machine nourrit fascination et confusion. Avant de parler d’esprit artificiel, les chercheurs doivent clarifier ce que conscience signifie réellement.

❤️ L’outil de la semaine : Leboncoin débarque dans ChatGPT

Leboncoin lance son application directement dans ChatGPT. Oui, tu peux désormais chercher un appart, une voiture ou un canapé en discutant avec une IA, sans ouvrir l’app Leboncoin.

La petite annonce devient conversationnelle. Tu ne filtres plus. Tu expliques.

À quoi ça sert ? 

Recherche en langage naturel : Tu peux écrire ou dire : “Je cherche un vélo électrique léger pour aller au boulot, budget 1200€, autour de Rennes.” L’IA comprend le contexte et affine les résultats.

Compréhension des besoins implicites : Besoin d’un “canapé adapté à un petit salon lumineux” ? L’IA traduit ça en critères concrets. Dimensions, style, localisation.

Exploration des 89 millions d’annonces : Accès direct à la base d’annonces Leboncoin depuis l’interface ChatGPT, sans passer par les catégories traditionnelles.

Suggestions contextualisées : L’IA peut proposer des alternatives, reformuler ta demande ou affiner selon tes contraintes.

Comment l’utiliser ?

Dans ChatGPT, active l’application Leboncoin, formule ta recherche comme si tu parlais à un ami exigeant… et laisse l’IA faire le tri.

💙​ La vidéo de la semaine : ce robot chinois manie l’épée

RobotEra a dévoilé son humanoïde L7, capable d’exécuter une chorégraphie martiale à l’épée avec une fluidité presque théâtrale. Les réseaux ont immédiatement comparé la scène à un film wuxia. Sauf que cette fois, ce n’est pas un cascadeur. C’est du code, des capteurs et des moteurs.

Ce qui impressionne, ce n’est pas l’arme. C’est l’équilibre. Les rotations, les changements d’appui, la coordination bras-buste-jambes montrent un contrôle moteur d’un autre niveau. Derrière la mise en scène, on voit surtout des algorithmes de stabilisation et de planification de mouvement qui gagnent en finesse.

Pourquoi c’est fascinant ? Parce que la robotique ne progresse pas seulement en force brute. Elle apprend la grâce. Et la grâce, c’est de la précision, du timing, de l’anticipation. Trois briques essentielles pour des robots qui, demain, manipuleront des outils délicats, travailleront en usine ou évolueront au contact d’humains.

Si l’IA automatise votre métier dans 18 mois, vous faites quoi ?

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