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Cette semaine, l’IA a décidé de sortir de son open space virtuel.

D’un côté, elle apprend à bosser toute seule. GPT-5.3 Codex arrive avec l’assurance tranquille d’un collègue qui ne pose pas de questions, ouvre le repo, planifie le projet, écrit le code, corrige ses propres bugs… et te ping seulement quand c’est fini. 

Dans la pièce d’à côté, Claude Opus 4.6 fait pareil, mais en version consultant premium : il lit tout, comprend tout, organise tout, et te rend un livrable propre avant même que tu aies fini ton café.

Pendant ce temps, certaines IA regardent leurs limites et se disent que, franchement, un corps humain ça pourrait être utile. Du coup, des plateformes où des agents artificiels louent des gens pour aller faire des trucs dans le monde réel. Courses, photos, petites missions absurdes. Pas un film de SF, juste un site web fonctionnel.

Et comme si ça ne suffisait pas, l’IA commence aussi à s’accessoiriser. Dans le métro parisien, un collier nommé Friend promet une écoute permanente et une présence rassurante. Un “meilleur ami” qui ne rate jamais une phrase, ni la tienne, ni celle du voisin. Certains y voient une compagnie douce, d’autres un micro qui ne cligne jamais des yeux…

À l’échelle au-dessus, Elon Musk regarde tout ça et tranche : si l’IA a besoin d’énergie, de calcul et d’espace, autant envoyer tout ça en orbite. Fusées, satellites, algorithmes : même combat, même empire.

Des IA qui codent seules, d’autres qui embauchent des humains, certaines qui te pendent au cou, et d’autres qui visent l’espace. Rien à signaler, donc. Juste l’IA qui explore tranquillement toutes les façons possibles d’entrer dans nos vies.

Voici le sommaire de la semaine :

👉 L’IA veut louer votre corps, littéralement 🤯

👉 GPT-5.3-Codex, un agent de code qui s’est codé lui-même 🤖

👉 IA, énergie, espace : le pari géant d’Elon Musk 🚀

👉 Friend : ce collier IA veut être ton meilleur ami 💬

👉 Pourquoi la nouvelle version de Claude inquiète OpenAI 😮

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Si tu as une minute

  • La plateforme Rent-a-Human permet désormais à des agents IA de payer des humains pour exécuter des tâches dans le monde réel. Pas des robots humanoïdes, juste des gens, rémunérés en crypto, qui deviennent les bras et les jambes d’algorithmes. C’est encore marginal, parfois absurde, mais l’idée est là : quand l’IA ne peut pas agir, elle délègue.

  • Avec GPT-5.3 Codex, OpenAI pousse l’IA au-delà de l’assistance. Le modèle planifie, code, teste, corrige et peut mener un projet logiciel sur la durée. Moins un copilote qu’un collègue autonome, capable de bosser pendant que tu fais autre chose.

  • Musk a décidé que l’IA et les fusées faisaient partie du même plan. En fusionnant SpaceX et xAI, il vise une intégration verticale totale : énergie, calcul, satellites, intelligence artificielle. L’IA du futur, selon lui, aura besoin de l’espace pour grandir.

  • Vu dans le métro parisien, le pendentif Friend promet une présence permanente et une “amitié” artificielle. Il écoute en continu et répond via ton smartphone. Certains y voient un compagnon rassurant, d’autres un symbole glaçant d’une IA toujours plus proche… et toujours plus intrusive.

  • Anthropic déploie une version de Claude pensée pour le travail lourd : analyse de documents massifs, planification complexe, coordination de tâches. Moins spectaculaire que les annonces grand public, mais redoutablement efficace pour les usages pro.

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🔥 Si tu as quinze minutes

1️⃣ L’IA veut louer votre corps, littéralement

Le résumé : Un site nommé RentAHuman.ai, lancé lundi par l’ingénieur Alexander Liteplo, propose à des agents d’IA de recruter des humains pour agir dans le monde réel. Profils, tarifs horaires, missions variées et paiements en cryptomonnaie structurent ce marché étrange où la machine orchestre, l’humain exécute, sans dialogue direct.

Les détails :

  • Une plateforme née lundi : Alexander Liteplo, ingénieur logiciel, lance RentAHuman.ai avec un slogan sans détour : « Les robots ont besoin de votre corps ». L’ambition consiste à relier agents IA et humains disponibles.

  • Des chiffres qui interrogent : Liteplo revendique 130 inscrits au lancement. Deux jours plus tard, le site annonce 73 000 profils, alors que 83 seulement restent visibles, dont celui du fondateur.

  • Le mode d’emploi humain : Chaque participant renseigne compétences, localisation et prix horaire. L’agent IA envoie la mission, exige une preuve, puis verse la rémunération.

  • Des paiements en crypto : Les tâches donnent lieu à des règlements en stablecoins ou équivalents numériques, selon les indications officielles du site.

  • Des missions très variables : Courses, retraits de colis, tests de produits ou participation à des événements composent l’offre. Les montants oscillent entre 1 dollar et 100 dollars.

  • Une compatibilité IA totale : RentAHuman encourage la connexion via le protocole MCP, afin que des agents comme Claude ou MoltBot interagissent directement avec la plateforme.

  • Une vision assumée, ironique : Malgré une mission non réalisée à San Francisco pour 40 dollars, Liteplo parie sur un futur où un agent à 25 dollars par jour délègue tout, sans échange humain.

Pourquoi c’est important : RentAHuman illustre un basculement troublant : l’IA ne remplace plus seulement le travail, elle le dirige. Derrière l’humour cynique et le « MDR ouais » du fondateur, se dessine un modèle où l’humain devient interface physique d’algorithmes autonomes.

2️⃣ GPT-5.3-Codex, un agent de code qui s’est codé lui-même

Le résumé : OpenAI dévoile GPT-5.3-Codex, son modèle de codage agentique le plus avancé. Plus rapide de 25 % que GPT-5.2-Codex, il fusionne expertise en programmation, raisonnement et connaissances professionnelles. Conçu pour des tâches longues et complexes sur ordinateur, il suit, ajuste et poursuit le travail sans perdre le fil, comme un véritable partenaire numérique.

Les détails :

  • Un Codex nouvelle génération : GPT-5.3-Codex réunit les performances de codage de GPT-5.2-Codex et les capacités cognitives de GPT-5.2 dans un seul modèle, pensé pour le travail professionnel sur ordinateur.

  • Un modèle qui s’auto-construit : Pour la première fois, Codex a contribué à sa propre création. Des versions préliminaires ont servi au débogage, au déploiement et à l’analyse des tests, ce qui accélère nettement son développement.

  • Des benchmarks de référence : GPT-5.3-Codex établit un nouveau standard sur SWE-Bench Pro et Terminal-Bench 2.0, tout en affichant de solides résultats sur OSWorld et GDPval, quatre évaluations clés du secteur.

  • Moins de jetons, plus d’impact : Le modèle atteint ces scores avec une consommation de jetons inférieure à celle de ses prédécesseurs pour produire davantage sur un même budget.

  • Le Web en pilote automatique : En développement web, GPT-5.3-Codex conçoit jeux et applications complexes en quelques jours. Il a créé deux jeux complets en itérant seul sur des millions de tokens.

  • Des choix plus intelligents par défaut : Face à des prompts simples, il génère désormais des sites plus complets, avec des paramètres pertinents, comme des pages prêtes pour la mise en production.

Pourquoi c’est important : Avec GPT-5.3-Codex, l’agent de code devient un agent numérique polyvalent. Recherche, terminal, web et exécution longue durée convergent dans un seul modèle. Pour les débutants comme pour les pros, le travail sur ordinateur change d’échelle et de rythme.

3️⃣ IA, énergie, espace : le pari géant d’Elon Musk

Le résumé : Elon Musk orchestre une fusion spectaculaire entre SpaceX et xAI. L’opération valorise l’ensemble à 1 250 milliards de dollars et vise une entrée en Bourse en juin 2026. Derrière les chiffres, une ambition technologique rare, mais aussi des doutes sérieux sur la cohérence industrielle, financière et opérationnelle du projet.

Les détails :

  • Déplacer les centres de calcul IA hors de la Terre : Musk souhaite des data centers dans l’espace. Jusqu’à un million de satellites solaires formeraient un gigantesque réseau orbital.

  • Audace saluée, risques et coûts soulignés : Experts et investisseurs saluent l’audace, tout en pointant des limites techniques, des coûts massifs et un risque accru pour les actionnaires historiques.

  • Une valorisation cosmique : L’opération propulse la nouvelle entité à 1 250 milliards de dollars. L’introduction en Bourse se profile en juin 2026, date symbolique chère à Elon Musk.

  • Les limites techniques : Julie McCann et Matthew Santer, à l’Imperial College London, évoquent des obstacles lourds. Puissance de calcul limitée, interconnexions complexes, maintenance spatiale coûteuse et exposition au rayonnement freinent cette vision.

  • xAI en quête de capitaux : xAI aurait dépensé 13 milliards de dollars en 2025. Sans revenus solides, l’entreprise dépend d’un accès élargi aux investisseurs, selon Ross Gerber.

  • Les actionnaires sous tension : SpaceX a généré près de 8 milliards de dollars de bénéfice pour 15 à 16 milliards de chiffre d’affaires, selon Reuters. L’intégration de xAI bouleverse cet équilibre, alerte Michael Sobel.

  • Et après Tesla : Dan Ives, analyste chez Wedbush Securities, juge crédible une future plateforme unique regroupant Tesla et SpaceX. Musk détient 44 % de SpaceX et 17 % de Tesla.

Pourquoi c’est important : Cette fusion redéfinit la frontière entre industrie spatiale et intelligence artificielle. Elle illustre une stratégie d’intégration totale, capable de créer un géant inédit, ou un colosse difficile à stabiliser.

4️⃣ Friend : ce collier IA veut être ton meilleur ami

Le résumé : Une start-up américaine lance un collier bardé d’intelligence artificielle qui promet écoute continue et complicité numérique. Imaginé par Avi Schiffmann, Friend.com intrigue via une campagne parisienne très visible. Aux États-Unis, le produit déçoit avec 3.000 ventes en huit mois. En France, le flou domine, tandis que la vie privée inquiète.

Les détails :

  • Un bijou très bavard : Friend.com prend la forme d’un pendentif connecté. L’objet capte les sons autour de son porteur et échange via une application dédiée. L’IA envoie des messages sans sollicitation, commente la journée et suggère des activités selon ce qu’elle perçoit.

  • Un créateur déjà connu : Avi Schiffmann fonde la start-up en Californie. Il s’était fait remarquer durant la pandémie grâce à un site de suivi du Covid-19. En 2024, il débourse près de 1,8 million de dollars pour acquérir le nom de domaine friend.com et dévoile son wearable.

  • Un accueil glacial outre-Atlantique : En 2025, plus de 11.000 affiches envahissent le métro new-yorkais. Budget estimé : plus d’un million de dollars. Seulement 3.000 colliers sont vendus à 130 dollars pièce. Les avis signalent retards, fonctions limitées et communication défaillante.

  • Paris, vitrine sans produit : Début 2026, la campagne arrive dans le métro parisien. Le site reste en anglais, les prix en dollars. Aucune annonce officielle sur une vente en France, malgré une expédition annoncée vers l’Union européenne.

Pourquoi c’est important : Friend.com cristallise une tendance troublante. Des objets connectés qui franchissent la frontière entre service et relation. Entre promesse d’amitié, écoute permanente et zones grises du RGPD, ce collier pose une question simple et dérangeante : jusqu’où laisser une IA entrer dans l’intimité quotidienne.

5️⃣ Pourquoi la nouvelle version de Claude inquiète OpenAI

Le résumé : Anthropic dévoile Claude Opus 4.6, une mise à jour majeure de son modèle le plus avancé. Raisonnement plus fin, autonomie renforcée, code mieux maîtrisé et contexte étendu jusqu’à 1 million de jetons en bêta. Le modèle vise clairement les usages professionnels intensifs, sans hausse de prix.

Les détails :

  • Un cerveau mieux organisé : Opus 4.6 affine la planification, corrige plus souvent ses propres erreurs et gère des bases de code étendues avec plus de fiabilité. Les revues de code et le débogage gagnent en précision.

  • Un contexte XXL inédit : Pour la première fois dans la gamme Opus, Anthropic ouvre une fenêtre de contexte de 1 million de jetons en version bêta. Le modèle suit des centaines de milliers d’éléments avec moins de dérive.

  • Des scores qui frappent fort : Meilleur résultat sur Terminal-Bench 2.0 en programmation agentique. Sur Humanity’s Last Exam, il devance tous les modèles concurrents. Il surclasse GPT-5.2 d’OpenAI de 144 points Elo et Opus 4.5 de 190 points, sur GDPval-AA.

  • Pensée adaptative au menu : L’API introduit quatre niveaux d’effort, du faible au maximal. Le modèle ajuste seul l’intensité de son raisonnement selon la tâche. Le compactage du contexte permet des missions longues sans saturation.

  • Outils du quotidien dopés : Claude progresse dans Excel et arrive dans PowerPoint en avant-première pour les abonnements Max, Team et Enterprise. Données, tableaux et présentations gagnent en cohérence visuelle.

  • Sécurité sous surveillance : Les tests affichent de faibles taux de comportements non alignés. Anthropic déploie six nouvelles sondes de cybersécurité et prépare des blocages en temps réel contre les abus.

Pourquoi c’est important : Avec Opus 4.6, Anthropic pousse l’IA vers un usage durable, autonome et maîtrisé. Plus de mémoire, plus de raisonnement, plus de garde-fous. Un pas clair vers des agents fiables pour le travail réel, sans faire exploser la facture.

❤️ L’outil de la semaine : Model Council (Perplexity)

Trois IA valent mieux qu’une. Avec Model Council, Perplexity propose une idée simple et redoutablement efficace : poser une question à plusieurs grands modèles d’IA en même temps, puis en tirer une réponse unique, synthétique et plus fiable.

À quoi ça sert ? 

Model Council interroge simultanément plusieurs IA majeures (type GPT, Claude, Gemini selon les cas), compare leurs réponses, met en lumière les points d’accord et de désaccord, puis construit une synthèse finale. Résultat : moins de biais, moins d’angles morts, plus de recul.

Pourquoi c’est malin

  • Quand les modèles sont d’accord, la réponse gagne en solidité.

  • Quand ils divergent, Perplexity te le montre clairement.

  • Tu n’as plus à choisir “la bonne IA” : tu obtiens un avis croisé, presque collégial.

Cas d’usage concrets

  • Vérifier une info sensible ou complexe

  • Prendre une décision stratégique

  • Comparer des analyses contradictoires

  • Brainstormer sans s’enfermer dans un seul point de vue

Comment l’utiliser

Il suffit d’activer Model Council dans Perplexity (réservé aux abonnés Perplexity Max) et de poser ta question comme d’habitude. Le reste se fait tout seul.

💙​ La vidéo de la semaine : les robots apprennent le kung-fu avec des moines Shaolin

Non, ce n’est pas une bande-annonce Netflix. Dans cette vidéo, des robots humanoïdes s’entraînent à reproduire des mouvements de kung-fu inspirés des moines Shaolin. Coups, esquives, postures, fluidité… tout y passe. Le résultat est aussi fascinant que légèrement dérangeant.

Derrière le spectacle, l’enjeu est très sérieux : apprendre aux robots à maîtriser l’équilibre, la coordination et les mouvements complexes, bien au-delà de la simple marche en ligne droite. Les gestes des moines sont captés, analysés, puis traduits en commandes motrices par des modèles d’IA capables d’anticiper la physique du corps du robot.

Ce n’est pas une démonstration de combat, mais un laboratoire vivant de ce que pourrait devenir la robotique humanoïde avancée : des machines capables de bouger avec souplesse, précision et adaptabilité dans des environnements réels.

Et forcément, voir un robot saluer, se placer, puis enchaîner des mouvements inspirés d’un art martial millénaire… ça laisse une impression durable.

Une vidéo à mi-chemin entre prouesse technique, poésie mécanique et futur très concret !

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