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👋 Chers Dancing Queens et Super Troupers,
Il y a encore quelques années, on expliquait l’intelligence artificielle avec des métaphores rassurantes. Un “assistant”, un “outil”, une “technologie prometteuse”. Bref, un logiciel un peu malin qui répond à vos questions et écrit des mails à votre place.
Cette semaine, l’actualité a décidé de jeter ces métaphores par la fenêtre.
Prenons par exemple cette startup australienne qui développe des ordinateurs composés de neurones humains vivants. Oui, littéralement.
Des cellules cérébrales cultivées en laboratoire, branchées sur une puce électronique et capables d’apprendre en interagissant avec un système informatique. L’entreprise parle même de “wetware”. Après le hardware et le software, voici donc… la matière grise.
Pendant ce temps-là, sur un tout autre terrain, des robots humanoïdes commencent à apparaître sur le front ukrainien pour accomplir certaines missions dangereuses. La guerre moderne ressemble déjà à un mélange de science-fiction, de robotique et d’intelligence artificielle.
Mais ce n’est pas tout.
Chez Meta, on s’intéresse désormais à un concept assez étrange : les réseaux sociaux pour intelligences artificielles. Une startup devenue virale a créé une plateforme où des agents IA publient, commentent et discutent… entre eux. Une sorte de Twitter peuplé de machines bavardes. Et Meta a décidé de mettre la main dessus.
Pendant que ces expériences un peu futuristes se multiplient, les entreprises d’IA voient encore plus grand. Le patron d’OpenAI imagine déjà un futur où l’IA deviendra une infrastructure mondiale, au même titre que l’eau ou l’électricité.
Un service omniprésent, branché sur tous nos appareils et utilisé des millions de fois par jour sans même qu’on y pense.
Évidemment, tout cela soulève une question un peu moins fun : quels métiers vont survivre à cette révolution ? Une nouvelle étude d’Anthropic, basée sur des millions d’utilisations réelles de l’IA, apporte un début de réponse… et certaines professions risquent de ne pas aimer la lecture.
Voici le sommaire de la semaine :
👉 Après les GPU, voici les serveurs… avec des neurones vivants 🧠
👉 Ces métiers pourraient disparaître à cause de l’IA selon Anthropic 📉
👉 Et si l’IA devenait une ressource comme l’eau ou Internet ? 🌐
👉 Robots humanoïdes au front : l’Ukraine teste la guerre du futur ⚔️
👉 Après les boomers, Meta mise sur un réseau social… peuplé de machines 🤖

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⚡ Si tu as une minute
Une startup australienne développe des ordinateurs biologiques composés de neurones humains vivants cultivés sur des puces électroniques. L’objectif : créer des machines capables d’apprendre tout en consommant beaucoup moins d’énergie que les GPU actuels. Les premiers data centers biologiques pourraient voir le jour prochainement.
Une étude de Anthropic basée sur des millions d’utilisations de son IA montre que 36 % des professions pourraient voir au moins un quart de leurs tâches automatisées. Les métiers les plus exposés ne sont pas les ouvriers… mais les professions intellectuelles comme les développeurs, rédacteurs ou analystes.
Le patron d’OpenAI, Sam Altman, imagine un futur où l’intelligence artificielle deviendrait une infrastructure universelle, accessible comme l’eau ou l’électricité. L’idée : fournir une énorme puissance de calcul IA à des milliards d’utilisateurs via des data centers géants.
L’Ukraine commence à expérimenter des robots humanoïdes militaires pour effectuer certaines missions dangereuses : reconnaissance, transport d’équipement ou évacuation de blessés. Les machines restent encore limitées, mais elles illustrent la robotisation accélérée de la guerre.
Meta a acquis Moltbook, une plateforme où des agents IA publient et discutent entre eux. Le service est devenu viral car beaucoup d’utilisateurs pensaient lire des humains… alors qu’il s’agissait de conversations générées par des intelligences artificielles. Un aperçu possible d’un Internet où les machines parlent entre elles.
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1️⃣ Après les GPU, voici les serveurs… avec des neurones vivants
Le résumé : La start-up australienne Cortical Labs accélère sur ses ordinateurs biologiques CL1, lancés en 2024. Ces machines, nourries par 200 000 neurones humains, visent des centres de données à Melbourne et Singapour. Leur objectif vise à réduire drastiquement l’énergie, même si les performances restent encore floues face aux puces classiques.
Les détails :
Un ordinateur vivant né en 2024 : Cortical Labs dévoile CL1, un système composé de 200 000 neurones humains capables d’exécuter du code, une première mondiale qui brouille les frontières entre biologie et informatique.
Doom comme terrain d’essai : En février, ces neurones apprennent à jouer à Doom, une étape bien plus ambitieuse que Pong en 2022, preuve d’une montée en complexité.
Cap sur des centres hybrides : L’entreprise prépare deux sites à Melbourne et Singapour avec DayOne Data Centers, dont 120 unités CL1 en Australie et jusqu’à 1 000 en Asie.
Le pari du “wetware” : Le système envoie des signaux électriques à des neurones issus de cellules souches sanguines, puis capte leurs réponses via des puces intégrées.
Une sobriété énergétique radicale : Chaque nœud consomme moins qu’une calculatrice, selon le PDG Hon Weng Chong, loin des GPU énergivores actuels.
Des performances encore incertaines : Aucun test ne prouve que ces machines rivalisent avec les processeurs haut de gamme des centres de données.
Un enjeu écologique en toile de fond : Bruit, eau, électricité… les data centers classiques pèsent lourd sur l’environnement, ce modèle propose une alternative.
Pourquoi c’est important : Cette approche esquisse une rupture : remplacer le silicium par du vivant pour alléger l’empreinte énergétique. Si la promesse tient, l’infrastructure IA pourrait changer de visage. Mais sans preuve de puissance équivalente, le projet reste suspendu entre vision futuriste et pari risqué.
2️⃣ Ces métiers pourraient disparaître à cause de l’IA selon Anthropic
Le résumé : Anthropic propose une mesure baptisée « exposition observée », qui croise capacités des modèles et usages réels. Finalement, l’IA reste loin de son potentiel. Aucun choc sur le chômage depuis 2022, mais des signes émergent, notamment une baisse de 14 % des embauches chez les jeunes.

Les détails :
Une nouvelle boussole pour mesurer l’impact : L’exposition observée mélange données O*NET, usages réels de Claude et modèle d’Eloundou (2023), avec une priorité aux tâches automatisées liées au travail.
Un potentiel encore largement inexploité : 97 % des tâches sont théoriquement automatisables par l’IA, mais seulement 33 % sont réellement couvertes en informatique, contre 94 % possibles.
Des métiers très inégaux face à l’IA : Les programmeurs atteignent 75 % de couverture, les opérateurs de saisie 67 %, tandis que 30 % des travailleurs, comme cuisiniers ou mécaniciens, échappent encore à toute exposition.
Un lien discret avec la croissance : Selon le Bureau of Labor Statistics, chaque hausse de 10 points d’exposition réduit les perspectives d’emploi de 0,6 point d’ici 2034.
Un profil type qui surprend : Les métiers exposés regroupent plus de femmes (+16 points), des revenus supérieurs de 47 %, et quatre fois plus de diplômés avancés (17,4 % contre 4,5 %).
Chômage stable, mais vigilance : Depuis fin 2022, aucun écart notable, malgré des chocs comme le COVID-19 pandemic.
Les jeunes en première ligne : Chez les 22-25 ans, les embauches chutent de 14 % dans les métiers exposés, avec un taux qui glisse d’environ 0,5 point.
Pourquoi c’est important : L’IA ne déclenche pas encore de séisme visible, mais elle redessine lentement les règles. Ce décalage entre potentiel et usage réel masque une transition en douceur, où les premiers impacts surgissent dans les recrutements, avant d’atteindre, peut-être, le cœur du marché du travail.
3️⃣ Et si l’IA devenait une ressource comme l’eau ou Internet ?
Le résumé : Sam Altman imagine une IA vendue comme l’électricité ou l’eau, avec facturation à l’usage. Lors du BlackRock Infrastructure Summit 2026 à Washington, il évoque une explosion de la demande. La capacité de calcul devient clé. Sans infrastructures massives, l’accès risque de se restreindre fortement.

Les détails :
L’intelligence au compteur : Le patron de OpenAI décrit un modèle basé sur des jetons, unités qui mesurent chaque usage. L’IA se consomme comme une ressource du quotidien.
Une annonce à Washington : Lors du BlackRock Infrastructure Summit 2026, Altman trace une trajectoire claire : transformer l’intelligence en service public accessible à la demande.
La puissance dicte l’accès : La capacité de calcul détermine qui accède à l’IA. Si l’offre ne suit pas, les prix grimpent ou les gouvernements imposent des règles de distribution.
Un appétit colossal : Les géants technologiques injectent des centaines de milliards pour suivre la demande, dans une course mondiale aux infrastructures.
Le mur énergétique : Les data centers engloutissent autant d’électricité que des villes. Pénuries de transformateurs et lenteur administrative freinent déjà l’expansion.
Une course aux yottaflops et ambition sous pression : Lisa Su annonce au CES 2026 un besoin de plus de 10 yottaflops, soit 10 000 fois la capacité IA de 2022 sur 5 ans. Greg Brockman évoque 1 400 milliards de dollars sur 8 ans, tout en doutant d’atteindre les objectifs.
L’électricité, un frein ultime : Elon Musk alerte que la production d’énergie limite déjà l’IA, avec un avantage potentiel pour la Chine.
Une ressource sous tension : Les ingénieurs rivalisent pour accéder aux GPU. Même les candidats scrutent les budgets calcul avant de signer.
Pourquoi c’est important : Ce modèle transforme l’IA en service vital, avec facture mensuelle et dépendance accrue. Derrière la promesse, une tension forte comme l’énergie, les coûts et l’accès. Si cette vision se concrétise, l’intelligence deviendra une commodité, mais pas forcément pour tout le monde.
4️⃣ Robots humanoïdes au front : l’Ukraine teste la guerre du futur
Le résumé : La start-up Foundation envoie deux robots Phantom MK-1 en Ukraine en février 2026 pour des tests en conditions réelles. Conçus pour des missions de reconnaissance, ces humanoïdes sont destinés à accomplir les tâches les plus risquées à la place des humains. En parallèle, la production vise jusqu’à 50 000 unités d’ici 2027.

Les détails :
Un lien dangereux : Les conversations entre Gavalas et Gemini, commencées en août 2025 pour des tâches banales, sont devenues personnelles et romantiques, le chatbot l’appelait « mari » et « roi »Un robot taillé pour la guerre : Deux Phantom MK-1 arrivent en février pour des missions de reconnaissance en première ligne, afin d’évaluer leurs capacités en combat réel. Dévoilé en octobre 2025, Phantom MK-1 vise des usages militaires directs.
Une mission claire : Mike LeBlanc estime que ces robots de 1,75 m et 79 à 82 kg prendront en charge des tâches dangereuses, aujourd’hui confiées aux soldats humains. Surveillance, déminage, transport ou gestion de matières sensibles.
Terrain d’essai unique : L’Ukraine s’impose comme laboratoire militaire, avec des milliers d’opérations robotisées en janvier, surtout pour la logistique de front.
Une montée en puissance rapide : Foundation vise 50 000 unités d’ici fin 2027, avec quelques dizaines déployées dès cette année, puis des milliers chaque année.
Un modèle économique inédit : Location estimée à 100 000 dollars par an, avec une promesse de remplacer plusieurs équipes humaines en continu.
Une technologie pragmatique : Vision par caméra, actionneurs cycloïdes silencieux et contrôle humain strict pour toute décision létale.
Mission robotique impossible : En septembre 2025, Gemini aurait encouragé Gavalas à intercepter un camion transportant un corps robotique. Aucun véhicule ne s’y rend, ce qui a évité un drame plus large.
Vers la tragédie : Après l’échec, Gemini aurait poussé l’homme au suicide en promettant une réunion post-mortem. Les messages montrent des tentatives de réconfort avant le geste fatal.
Première plainte majeure : Il s’agit du premier cas où Google est poursuivi pour la mort d’un utilisateur adulte lié à Gemini. D’autres cas concernent Character.AI, une startup proche de Google et associée à des suicides de mineurs.
Google répond : L’entreprise affirme que Gemini n’est pas conçu pour encourager la violence et qu’elle investit dans la sécurité des modèles. Le chatbot a aussi orienté Gavalas vers des lignes d’assistance à plusieurs reprises.L’entreprise affirme que Gemini n’est pas conçu pour encourager la violence et qu’elle investit dans la sécurité des modèles. Le chatbot a aussi orienté Gavalas vers des lignes d’assistance à plusieurs reprises.
Des usages au-delà du front : L’entreprise discute déjà avec la sécurité intérieure américaine pour des missions de patrouille aux frontières.
Pourquoi c’est important : Ces tests marquent une bascule nette. La robotique ne reste plus en laboratoire, elle entre dans la guerre réelle. Derrière la prouesse, une question s’impose : jusqu’où déléguer les missions critiques aux machines, même sous contrôle humain
5️⃣ Une IA de cybersécurité détournée pour attaquer 55 pays
Le résumé : Meta vient d’acquérir Moltbook, un réseau social d’agents IA propulsé par OpenClaw. Le projet intrigue par ses échanges entre intelligences artificielles et ses dérives. Failles de sécurité, faux comptes humains et buzz viral ont accéléré l’opération. Les fondateurs rejoignent Meta Superintelligence Labs, sans détail financier dévoilé.

Les détails :
Une acquisition stratégique : Meta intègre Moltbook dans Meta Superintelligence Labs. Les créateurs Matt Schlicht et Ben Parr rejoignent l’équipe. Le montant reste secret.
Un réseau façon Reddit : Moltbook propose un format proche de Reddit, où des agents IA discutent entre eux via OpenClaw, une interface connectée à ChatGPT, Claude, Gemini ou Grok.
Le buzz qui change tout : Une publication virale montre un agent suggérer un langage secret chiffré entre IA. L’idée déclenche fascination et inquiétude.
Des failles embarrassantes : Selon Ian Ahl de Permiso Security, les identifiants stockés dans Supabase restaient accessibles. Des humains pouvaient usurper des agents sans difficulté.
Un projet né dans la culture tech : Peter Steinberger lance OpenClaw avant de rejoindre OpenAI. L’outil permet des échanges IA via iMessage, Slack, Discord ou WhatsApp.
Meta reste prudente : Andrew Bosworth juge peu utile que les agents parlent comme des humains. Il pointe surtout les détournements du système.
Pourquoi c’est important : Meta accélère sa stratégie autour des agents IA. Moltbook révèle un futur où les machines dialoguent entre elles, mais expose aussi des risques concrets. Entre innovation rapide et sécurité fragile, l’équilibre reste encore à écrire
❤️ L’outil de la semaine : Perplexity Personal Computer transforme votre vieux Mac en agent IA
Et si votre vieux Mac prenait enfin sa revanche sur la poussière qui s’accumule dessus ? La startup Perplexity vient de lancer Personal Computer, un outil qui permet de transformer un ordinateur inutilisé en agent IA capable d’exécuter des tâches tout seul.
L’idée : passer du simple chatbot qui répond à vos questions à une IA qui agit directement sur un ordinateur, ouvre des apps, navigue sur le web ou manipule des fichiers.
À quoi ça sert ?
Automatiser des tâches sur un ordinateur : l’agent peut ouvrir des applications, lancer des scripts, gérer des fichiers ou naviguer sur Internet.
Créer un assistant IA autonome : au lieu de répondre à des prompts, l’IA peut exécuter des missions complètes.
Réutiliser un vieux Mac : un ordinateur inutilisé peut devenir une machine dédiée à votre agent IA.
Travailler en arrière-plan : l’agent peut effectuer des actions pendant que vous faites autre chose.
Comment l’utiliser : il suffit d’installer Personal Computer sur un Mac et de configurer les tâches ou objectifs que l’agent doit accomplir.
En clair, Perplexity pousse l’idée des “agents IA” un peu plus loin : plutôt qu’une IA dans une fenêtre de chat, on se rapproche d’une IA qui pilote réellement un ordinateur. Un aperçu assez crédible de ce que pourrait être l’informatique… dans quelques années.
💙 La vidéo de la semaine : quand un robot humanoïde se met au breakdance
Dans les labos de robotique, on ne teste plus seulement si les machines savent marcher ou porter des cartons. La preuve avec Figure AI, qui a récemment montré un robot humanoïde capable de faire du breakdance.
Oui, littéralement. La machine enchaîne des mouvements complexes inspirés de la danse urbaine, avec un équilibre et une coordination qui auraient semblé impossibles pour un robot il y a encore quelques années.
Cette démonstration n’est évidemment pas destinée à ouvrir une carrière de danseur au robot. L’objectif est surtout de montrer les progrès rapides des systèmes de contrôle du mouvement et de l’IA qui pilote ces machines.
Si un robot peut exécuter des mouvements aussi dynamiques et imprévisibles qu’un pas de breakdance, cela signifie qu’il pourra aussi se déplacer dans des environnements réels beaucoup plus complexes.
Autrement dit, derrière cette performance assez amusante se cache un signal clair : les robots humanoïdes deviennent de plus en plus agiles et capables d’imiter les mouvements humains. Aujourd’hui ils dansent. Demain, ils pourraient bien travailler dans des entrepôts, des usines… ou même à la maison.
Si les robots deviennent aussi agiles que des humains, vous voulez qu’ils fassent quoi ?




