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👋 Chers Dancing Queens et Super Troupers,

Cette semaine, l’IA a arrêté de faire la conversation. Elle a demandé les clés, elle a mis les chaussures, et elle est sortie faire les courses à ta place.

Le signal le plus clair vient d’Anthropic avec Claude Sonnet 4.6 un modèle qui ne se contente plus de “comprendre ton projet”, mais qui peut le gober d’un coup, comme un python devant une lasagne de code. 

Le genre d’upgrade qui change les gestes du quotidien: au lieu de bricoler par petits prompts, tu balances le dossier entier, tu demandes “répare, nettoie, explique, et prépare la suite”, puis tu reviens en mode chef de chantier. 

C’est grisant, parce que ça rapproche l’IA de ce qu’on attend vraiment d’elle: moins de bla-bla, plus de livrables. Et c’est un peu vertigineux, parce que quand un outil commence à tenir un projet complet dans sa tête, il commence aussi à ressembler à… un collègue.

Et pendant que les modèles deviennent “collègues”, les smartphones tentent de devenir “majordomes”. Samsung prépare le terrain avec Hey Plex, l’intégration de Perplexity dans Galaxy AI: un réveil vocal, un bouton, et surtout une idée simple mais lourde de conséquences… l’assistant unique, c’est fini. 

On entre dans un monde multi-assistants, où tu choisis ton cerveau comme tu choisis ton appli: celui qui cherche bien, celui qui organise, celui qui rédige, celui qui exécute. L’IA se décolle du chat et se colle à ton système d’exploitation, là où vivent tes notes, tes rappels, ton agenda, tes photos, bref, ta vraie vie numérique.

Dans le même temps, le débat “emploi” quitte les plateaux de talk-show pour s’inviter dans la cuisine, entre deux cafés: pas parce que tout va disparaître demain, mais parce que la valeur se déplace. Une partie des tâches juniors devient compressible, automatisable, délégable. 

Ça ne tue pas le travail, ça change la définition du “travail utile”. Et ça, c’est une excellente nouvelle… si on s’y prépare. Une mauvaise, si on fait semblant de ne rien voir.

Cerise sur le robot: OpenAI récupère le cerveau derrière OpenClaw, symbole parfait de l’époque. On glisse du chatbot “réponds-moi” à l’agent “fais-le”. 

Et pendant que les agents apprennent à agir, Mistral se retrouve sous les projecteurs du droit d’auteur, rappel brutal que l’IA ne vit pas dans une bulle de science, mais dans un monde de contrats, d’œuvres, de frontières légales.

Voici le sommaire de la semaine :

👉 Claude Sonnet 4.6, le nouveau roi du code 👑

👉 “Prévenez vos proches” : l’IA met la pression sur les jobs de bureau ⚠️

👉 OpenAI recrute OpenClaw : l’ère des agents accélère 🚀

👉 Mistral dans la tourmente : l’IA française face au copyright 🌪️

👉 Samsung teste le futur : trois IA, un seul téléphone 📱

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Si tu as une minute

  • Anthropic pousse Sonnet 4.6 comme son meilleur Sonnet à ce jour: plus solide en code, en raisonnement, en “computer use”, et surtout capable d’avaler des quantités massives de contexte (jusqu’à 1M tokens en bêta). Objectif: confier un projet entier, pas juste une question, et récupérer un livrable.

  • L’expert Matt Shumer alerte sur une période difficile, surtout pour les jobs de bureau “junior”. Moins “apocalypse instantanée” que “compression accélérée”: certaines tâches de début de carrière deviennent délégables aux modèles. Ceux qui s’en sortent: ceux qui apprennent à faire de l’IA un outil de production au quotidien.

  • OpenAI recrute le créateur d’OpenClaw, symbole du basculement vers des agents capables d’exécuter des tâches de bout en bout. Le truc croustillant: le projet doit aller vers une fondation indépendante, mais la question “à quel point ça restera vraiment open” va planer au-dessus du repo.

  • Mistral est dans la tourmente après des accusations d’utilisation d’œuvres protégées pour entraîner ses modèles. Au-delà du drama, c’est un vrai test: transparence sur les données, respect des opt-out, et futur cadre AI Act. Si ça dérape, ça peut devenir l’affaire française qui colle au secteur pendant des mois.

  • Perplexity arrive dans Galaxy AI via “Hey Plex” (wake word) ou bouton latéral, avec une intégration au niveau système et dans plusieurs apps Samsung. Message implicite: l’assistant unique, c’est fini; on va plutôt choisir le bon agent selon la tâche, comme on choisit une app.

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🔥 Si tu as quinze minutes

1️⃣ Claude Sonnet 4.6, le nouveau roi du code

Le résumé : Anthropic dévoile Claude Sonnet 4.6, son modèle Sonnet le plus avancé. Programmation, usage d’ordinateur, raisonnement long, planification d’agents, design : tout progresse. Fenêtre d’un million de jetons en bêta. L’outil est disponible sur claude.ai, Claude Cowork et API dès aujourd’hui, au tarif inchangé de 3 $/15 $ par million.

Les détails :

  • Panoplie technique élargie : Claude Sonnet 4.6 muscle programmation, usage d’ordinateur et gestion de longs contextes. Il s’impose par défaut sur claude.ai et Claude Cowork pour les offres Free et Pro, avec un tarif stable.

  • Code plébiscité : Dans Claude Code, 70 % des testeurs le choisissent face à Sonnet 4.5. Contre Claude Opus 4.5 attendu en novembre 2025, il obtient 59 % de préférence grâce à une exécution plus fiable.

  • Ordinateur quasi humain : Sur OSWorld, il interagit avec Chrome, LibreOffice ou VS Code sans connecteur dédié. En seize mois, les progrès rendent crédibles des tâches comme tableurs complexes ou formulaires web.

  • Sécurité consolidée : Les évaluations internes le jugent au moins aussi sûr que les versions récentes. Sa défense face aux injections de code progresse et rejoint le niveau d’Opus 4.6.

  • Contexte XXL et stratégie : Sa fenêtre d’un million de jetons absorbe bases de code ou contrats entiers. Sur Vending-Bench Arena, il réalise un comeback après dix mois et surclasse ses concurrents.

  • Mises à jour produit : Pensée adaptative, compaction de contexte en bêta et recherche web avec exécution de code via API. Dans Excel, les connecteurs MCP ouvrent l’accès à S&P Global, LSEG, Daloopa, PitchBook, Moody’s et FactSet.

Pourquoi c’est important : Claude Sonnet 4.6 rapproche la gamme Sonnet du niveau Opus à coût maîtrisé. Pour les débutants comme pour les équipes produit, un modèle plus constant, plus stratégique et mieux armé face aux risques ouvre la voie à des usages professionnels concrets.

2️⃣ “Prévenez vos proches”: l’IA met la pression sur les jobs de bureau

Le résumé : OpenAI et Anthropic dévoilent GPT-5.3 Codex et Opus 4.6 le 5 février 2026. Avec la progression de l’IA, Matt Shumer alerte sur une rupture majeure. Dario Amodei évoque 50 % des emplois de bureau débutants menacés d’ici 1 à 5 ans.

Les détails :

  • 5 février 2026, lancement simultané : La sortie conjointe de GPT-5.3 Codex et d’Opus 4.6 marque le passage vers des systèmes capables de jugement. Shumer compare la situation aux signaux faibles d’avant Covid.

  • Boucle d’auto-évolution : Les modèles contribuent à leur propre amélioration. Une version conçoit la suivante, plus rapide et plus fine.

  • Développeur dépassé : Shumer décrit une consigne en langage naturel, quatre heures d’attente, puis un produit abouti, validé par l’IA.

  • 50 % d’emplois fragilisés : Dario Amodei, PDG d’Anthropic, table sur 1 à 2 ans pour une autonomie avancée et sur la disparition de la moitié des postes de bureau juniors sous 1 à 5 ans.

  • Riposte immédiate : Abonnement Premium à 20 €, usage des modèles de pointe, travail sur dossiers complexes, discipline financière et une heure par jour pour tester l’outil.

Pourquoi c’est important : La vague ne cible plus un seul métier. Droit, finance, médecine, rédaction… aucun secteur n’échappe à la pression. Le choix se pose sans détour : ignorer l’outil ou l’apprivoiser. Dans ce face-à-face, la rapidité d’adaptation décidera des trajectoires.

3️⃣ OpenAI recrute OpenClaw : l’ère des agents accélère

Le résumé : Peter Steinberger, créateur d’OpenClaw, rejoint OpenAI pour lancer une nouvelle génération d’agents personnels. Né en 2025 sous le nom ClawdBot, l’outil a séduit les développeurs par sa capacité à agir sur PC. L’industrie glisse des simples dialogues vers des agents autonomes capables d’exécuter des tâches complètes.

Les détails :

  • De ClawdBot à OpenAI : Lancé en novembre 2025 par Peter Steinberger, développeur avec 13 ans d’expérience, OpenClaw quitte son statut expérimental pour intégrer OpenAI ; Sam Altman confirme qu’il dirigera les futurs agents personnels.

  • Un agent qui agit vraiment : Contrairement à AutoGPT en 2023, OpenClaw combine accès aux outils, exécution en sandbox, mémoire persistante et connexions Telegram, WhatsApp ou Discord. Il navigue, clique, publie et dialogue.

  • Anthropic rate le coche : Conçu autour de Claude, le projet reçoit une mise en demeure d’Anthropic exigeant un renommage immédiat. Des failles de sécurité existaient, mais la fermeté juridique pousse l’agent viral vers un concurrent direct.

  • L’analyse Harrison Chase : Le PDG de LangChain compare OpenClaw à ChatGPT et AutoGPT. Il évoque une énergie “débridée”, au point d’interdire l’installation interne chez LangChain en soulignant trois piliers : langage naturel, mémoire, génération de code.

  • Marché en consolidation : Meta acquiert Manus AI et Limitless AI ; OpenAI cherche encore la formule gagnante après son API Agents, SDK Agents et Atlas.

  • Open source sous tension : Steinberger promet une fondation indépendante. Sam Altman assure un maintien open source, malgré le litige sur la mutation juridique d’OpenAI.

Pourquoi c’est important : L’IA ne se limite plus à répondre. Elle exécute. Pour les DSI, 2026 ouvre une course vers des agents sûrs, efficaces et industrialisables. La magie hacker survivra-t-elle dans une entreprise valorisée 300 milliards de dollars ? La loi, selon Steinberger, reste “la griffe”.

4️⃣ Mistral dans la tourmente : l’IA française face au copyright

Le résumé : Une enquête de Mediapart, publiée le 23 février, accuse Mistral AI d’avoir entraîné sans autorisation son modèle avec des livres, chansons et articles protégés. Son chatbot Le Chat reproduit des passages de Harry Potter ou du Petit Prince. L’AI Act imposera plus de transparence dès août 2025.

Les détails :

  • Enquête explosive du 23 février : Selon Mediapart, Mistral AI aurait intégré des œuvres protégées dans ses données d’entraînement, malgré le droit d’auteur. La start-up reste discrète sur l’origine précise de ses corpus.

  • Le Chat sous test : Des essais techniques sur Mistral Large 3-2512 et sur Le Chat révèlent la reproduction de larges extraits de Harry Potter à l’école des sorciers, du Le Petit Prince et du Le Hobbit. Trois chercheurs évoquent un indice fort d’entraînement direct sur les œuvres originales.

  • Opt-out contourné : L’enquête indique que des sites médias figurent dans les données collectées, malgré leur refus explicite via la directive européenne de 2019.

  • Réponse minimale : Mistral AI affirme que ses bots enrichissent les réponses sans constituer de jeux de données dédiés. Fin janvier, Nouveau Monde Editions accuse aussi la société de piratage. L’entreprise conteste fermement.

  • AI Act et calendrier : Le principe de transparence impose un résumé détaillé des sources. La Commission européenne contrôlera ce point dès août 2025 pour les modèles lancés après le 2 août 2025.

  • Riposte législative française : Une proposition de loi sénatoriale déposée en décembre vise à inverser la charge de la preuve, au grand dam des start-up françaises.

Pourquoi c’est important : Le bras de fer oppose créateurs et laboratoires. Sans clarté sur les données, les auteurs peinent à réclamer réparation. Avec l’AI Act et les initiatives françaises, l’Europe tente de remettre l’équilibre au centre du jeu technologique..

5️⃣ Samsung teste le futur : trois IA, un seul téléphone

Le résumé : Le 22 février 2026, Samsung Electronics confirme l’arrivée de Perplexity comme agent système sur ses futurs Galaxy premium. Une annonce faite trois jours avant Galaxy Unpacked. L’objectif est de bâtir un écosystème multi-agents orchestré par Galaxy AI, avec la gamme Galaxy S26 en ligne de mire.

Les détails :

  • Annonce stratégique du 22 février : Trois jours avant l’événement du 25 février 2026 à San Francisco, Samsung officialise l’intégration de Perplexity comme agent dédié au sein de Galaxy AI.

  • Activation directe « Hey Plex » : Sur les modèles compatibles, l’utilisateur lance Perplexity par commande vocale ou via le bouton latéral. Aucun passage par une application tierce.

  • Connexion profonde au système : L’agent s’imbrique dans Samsung Notes, Horloge Samsung, Galerie Samsung, Rappels Samsung et Calendrier Samsung, ainsi que dans certaines apps tierces. Il relie les étapes au niveau du système, sans jonglage manuel.

  • Logique multi-agents assumée : Selon une étude interne, près de 8 utilisateurs Galaxy sur 10 mobilisent plus de deux agents d’IA selon la tâche. Samsung structure donc un environnement où plusieurs intelligences cohabitent.

  • Trois agents nommés : Bixby, Google Gemini et Perplexity opèrent sous Galaxy AI. L’utilisateur sélectionne l’outil adapté.

  • Vision exécutive : Won-Joon Choi, président et COO de la division Mobile eXperience, promet un écosystème intégré, ouvert et inclusif. Les détails de compatibilité suivront dans un communiqué distinct.

Pourquoi c’est important : Samsung ne mise plus sur un assistant unique. La marque orchestre plusieurs cerveaux numériques sur un même appareil. Si la promesse tient, le smartphone devient un chef d’orchestre d’agents spécialisés, plus fluide, plus cohérent et moins fragmenté.

❤️ L’outil de la semaine : Gemini peut maintenant créer des musiques avec Lyria 3 !

Gemini sait désormais générer de la musique grâce à Lyria 3 (DeepMind): tu décris une idée (ou tu upload une photo/vidéo), et l’app te sort une piste de 30 secondes en quelques secondes, avec cover art automatique. C’est pensé pour l’expression rapide, pas pour composer l’album conceptuel de 78 minutes.

À quoi ça sert ? 

  • Créer un “jingle” instantané : une track courte pour une story, un reel, un mood du jour, un inside joke.

  • Text-to-track : tu précises genre, époque, ambiance, voix, tempo… et Lyria 3 compose.

  • Photo/vidéo-to-track : tu uploades un visuel, Gemini s’en inspire pour coller à l’ambiance (promenade du chien, vacances, artwork perso, etc.).

  • Paroles incluses (ou instrumentals) : tu peux laisser Lyria gérer les paroles, ou fournir les tiennes avec un préfixe “Lyrics:”.

  • Partage “prêt à poster” : cover générée par Nano Banana, et partage via lien ou téléchargement.

  • Traçabilité : les morceaux intègrent SynthID (watermark inaudible) et Gemini peut aider à vérifier si un audio vient de Google AI.

  • Disponibilité : 18+, plusieurs langues (dont français), déploiement desktop immédiat puis mobile “dans les prochains jours”, avec limites plus hautes pour abonnés AI Plus/Pro/Ultra.

Comment l’utiliser ?

Dans l’app Gemini, choisis “Create music”, puis écris un prompt avec genre + époque + instruments + dynamique + type de voix. Exemple de structure: “2000s pop, tempo 120, synths + guitare clean, couplet doux puis refrain explosif, voix féminine souffleuse”. Pour des paroles, ajoute “Lyrics:” puis 2–4 lignes courtes.

💙​ La vidéo de la semaine : 49 robots humanoïdes font du kung-fu synchronisé au Temple du Ciel

Une troupe de 49 Unitree G1 exécute une chorégraphie kung-fu millimétrée devant le Temple du Ciel à Pékin, avec en prime quelques figures acrobatiques et un contrôle “en essaim” qui donne l’impression que les robots partagent un seul cerveau collectif. C’est spectaculaire, oui, mais surtout révélateur: la vraie magie, c’est la coordination et la capacité à se recaler sans casser la formation.

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