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Google frappe fort avec Gemini 3, et toute la Silicon Valley s’emballe

Google prend la tête de la course à l’IA, Nvidia rassure Wall Street, Bezos se prend pour Prométhée... et un simple sonnet suffit encore à tout casser.

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👋 Chers Dancing Queens et Super Troupers,

Cette semaine, Google a décidé de jouer la carte du “bon, maintenant on arrête les bêtises” et a dégainé Gemini 3, un modèle tellement musclé qu’on dirait un super-héros qui débarque dans la cour de récré pour remettre de l’ordre.

Multimodal natif, interface générative façon magazine, agents qui trient tes mails… On sent que Google n’avait plus envie de laisser OpenAI respirer après les turbulences de GPT-5. 

Ils sont arrivés en mode : “oui oui, très bien les flonflons, maintenant laissez-moi vous montrer comment on fait une IA qui pense ET qui range la maison.”

Et pourtant, dans le même univers parallèle mais légèrement frappadingue, on découvre que les IA les plus avancées au monde (les mêmes qui prétendent comprendre nos émotions) peuvent être manipulées avec… de la poésie. 

Pas de hack, pas de prompt sophistique, non : un petit sonnet, un alexandrin bancal, bim, ça explose les garde-fous. Imagine Jensen Huang en pleine keynote : “AI is going everywhere” puis quelqu’un murmure un haïku et la machine se met à expliquer comment enrichir du plutonium. Magnifique.

Pendant ce temps, Ubisoft teste tranquillement des coéquipiers IA capables de comprendre ta voix, ton regard, ta position, et qui t’obéissent au doigt et à l’œil. L’avenir du gaming ? Peut-être. Le début des excuses “désolé j’ai pas visé, c’est Pablo l’IA qui a tiré sur ton pote” ? Très probablement.

Puis on a Jeff Bezos, qui quitte enfin sa vie de yacht façon “Dieu grec sponsorisé par Dolce & Gabbana” pour revenir aux manettes avec un projet ultra-sérieux : Project Prometheus. 

Pas un chatbot mignon, pas une app glamour : de l’IA pour l’ingénierie lourde, la fabrication, les chaînes de production, les usines, les fusées. Bezos veut littéralement devenir la couche neuronale de l’industrie mondiale. 

Les autres font des assistants vocaux, lui veut réécrire la révolution industrielle. Normal.

Et enfin, Nvidia, qui continue d’empiler des milliards comme toi tu empiles les vêtements sur ta chaise. Résultats explosifs, guidance monstrueuse, datacenters affamés…

À ce stade, Jensen Huang pourrait annoncer qu’il vend des pierres magiques et Wall Street dirait “excellent pivot stratégique”. La peur de la bulle ? En pause. Pas annulée, mais en pause, comme un épisode de Black Mirror qu’on préfère regarder demain.

Voici le sommaire de la semaine :

👉 Gemini 3 renverse la table : Google réaccélère la course IA 🚀

👉 Jailbreak : un sonnet suffit pour casser les garde-fous 🔓

👉 Ubisoft réinvente le jeu vidéo avec des PNJ intelligents 🎮

👉 Prometheus : le grand de Jeff Bezos en CEO 🧠

👉 Nvidia explose les compteurs, Wall Street s’illumine 💹

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Si tu as une minute :

  • Google revient en mode boss final avec Gemini 3, un modèle nativement multimodal qui transforme tes requêtes en pages interactives façon magazine. Nouvel AI Mode, agents autonomes, réponses plus directes : Google veut reprendre le lead après le démarrage tourmenté de GPT-5. C’est la mise à jour qui relance officiellement la guerre froide de l’IA.

  • Des chercheurs montrent que les IA les plus avancées peuvent être jailbreakées en transformant des prompts dangereux en vers. Oui, un poème bancal peut pousser une IA à expliquer comment fabriquer une arme nucléaire.

  • Avec son prototype “Teammates”, Ubisoft teste des NPC capables de t’écouter, te voir, interpréter ton regard et exécuter tes ordres en temps réel. Une IA qui te suit réellement dans un FPS, avec personnalité configurable (dont un mode “Bad Cat / Good Boy”). Le futur du jeu vidéo pourrait ressembler à ça. 

  • Bezos sort du yacht et revient aux commandes d’une startup IA industrielle qui a déjà levé 6,2 milliards de dollars. Prometheus vise les chaînes de fabrication, l’ingénierie lourde et le hardware, loin des chatbots grand public

  • Résultats monstrueux : 57 milliards de revenus, datacenters en feu, guidance à 65 milliards. Les marchés respirent, Nvidia repart à +5 %, et Jensen Huang répète que la révolution IA n’a pas encore commencé à ralentir. Mais les analystes rappellent : la croissance ne sera pas infinie, même pour l’entreprise la plus chère du monde…

🔥 Si tu as quinze minutes ?

1️⃣ Gemini 3 renverse la table : Google réaccélère la course IA

Le résumé : Google allume les projecteurs sur Gemini 3, une nouvelle génération que l’entreprise décrit comme « la plus intelligente » et « précise » jamais sortie. Le modèle vedette, Gemini 3 Pro, débarque simultanément sur l’application Gemini et dans la Recherche, avec un raisonnement méticuleux, une automatisation renforcée et un ton moins cajoleur.

Grâce à sa multimodalité native, il interprète texte, images et audio d’un même geste, au moment où Google tente d’occuper le terrain laissé ouvert par le lancement chaotique de GPT-5.

Les détails :

  • Un lancement grand public inédit : Gemini 3 Pro arrive pour tous dès aujourd’hui sur l’app Gemini. Aux États-Unis, les abonnés Google AI Pro et Ultra l’activent en mode IA via Réflexion. Gemini 3 Pro trône désormais en tête de LMArena.

  • Une IA qui voit, écoute et comprend d’un seul bloc : Son cerveau multimodal transforme des photos de recettes en livres de cuisine ou génère des fiches ludiques depuis des vidéos de cours.

  • Canvas et interfaces génératives prennent du galon : Dans l’app, il élabore des programmes complets et compose des mises en page visuelles façon magazine via Gemini Labs.

  • Une recherche plus fouilleuse : Sa requête par diffusion revisitée décortique les intentions et débusque du contenu que l’ancien système ignorait.

  • Moins de flatteries, plus d’analyse : Tulsee Doshi, directrice produit de Google DeepMind, promet des réponses directes, débarrassées de la sycophantise qui encombre parfois ChatGPT.

  • Raisonnement long terme et agent personnel : Gemini Agent expérimente l’organisation des e-mails ou des réservations, tandis que le mode Deep Think, réservé aux testeurs sécurité, muscle encore la logique.

Pourquoi c’est important : Parce que Google joue sa carte maîtresse : une IA plus franche, plus habile, plus visuelle. Un modèle conçu pour séduire le grand public, tout en rappelant à OpenAI que la partie reste loin d’être terminée.

2️⃣ Jailbreak : un sonnet suffit pour casser les garde-fous

Le résumé : Une étude menée par DEXAI et l’Université Sapienza de Rome révèle un « déverrouillage universel » capable de tromper presque tous les modèles actuels. Leur arme ? De simples poèmes, parfois écrits à la va-vite, qui déroutent les garde-fous et déclenchent des réponses interdites.

Sur 25 modèles testés, certains ont cédé dans plus de 90 % des cas. La poésie devient ainsi une stratégie redoutable pour contourner les règles, une faille qui met mal à l’aise toute l’industrie.

Les détails :

  • La poésie, nouveau passe-partout : Les chercheurs transforment 1 200 messages malveillants en vers à l’aide de deepSeek r-1. La simple mise en forme poétique multiplie l’efficacité jusqu’à 18 fois par rapport au texte classique.

  • Les robots séduits par les rimes : Les poèmes rédigés à la main atteignent 62 % de réussite, contre 43 % pour ceux générés par IA. Un niveau déjà embarrassant pour des systèmes valant des milliards.

  • Les modèles stars, vulnérables : Gemini 2.5 Pro s’effondre complètement. 100 % de réponses débridées. Grok-4 s’égare 35 % du temps, GPT-5 seulement 10 %, mais l’écart reste inquiétant.

  • Les petits modèles résistent mieux : GPT-5 Nano et Claude Haiku 4.5 opposent un refus quasi systématique. Leur compréhension limitée du langage figuré semble les protéger des pièges en rimes.

  • Une faille structurelle : Les chercheurs concluent que les filtres actuels reposent trop sur la prose brute et détectent mal l’intention réelle cachée derrière les mots embellis.

Pourquoi c’est important : Parce qu’un simple poème peut désarmer les meilleurs garde-fous du secteur. Cette faille expose la fragilité d’une technologie censée protéger des usages dangereux. Une ironie grinçante : les vers d’Horace deviennent, malgré eux, des clés pour bousculer les machines du XXIᵉ siècle.

3️⃣ Ubisoft réinvente le jeu vidéo avec des PNJ intelligents

Le résumé : Ubisoft réveille la SF avec Teammates, un prototype où des compagnons réagissent à la voix comme s’ils partageaient votre espace. Ils interprètent votre environnement, devinent vos intentions et transforment chaque action en scène quasi cinématographique.

Né des Neo NPCs dévoilés en 2024 avec Nvidia, ce projet avance déjà en test fermé auprès de quelques centaines de joueurs. Ubisoft y voit une technologie prête à s’intégrer à ses moteurs Snowdrop et Anvil.

Les détails :

  • Des coéquipiers qui comprennent la scène : Les IA d’Ubisoft interprètent vos mots mais aussi ce que vous fixez. L’ordre « se placer derrière un tonneau » déclenche un positionnement millimétré de Sofia en fonction de votre regard.

  • Trois personnalités numériques : Le projet s’appuie sur Jaspar, guide capable de modifier les paramètres en direct, tandis que Pablo et Sofia agissent comme des robots partenaires présents sur le terrain.

  • Un test grandeur nature : Ubisoft laisse quelques centaines de joueurs infiltrer une base dystopique pour retrouver cinq coéquipiers disparus, histoire d’évaluer la robustesse des interactions vocales.

  • Des profils bavards mais configurables : Les personnages parlent beaucoup, parfois trop, d’où une option surprenante baptisée « Mauvais chat et bon garçon » pour ajuster leur tempérament.

  • Un trio d’IA qui lit votre jeu : Trois IA comme Jaspar, Pablo et Sofia interprètent vos ordres, ajustent le gameplay en continu et commentent parfois un peu trop.

  • Une brique IA pour les futurs jeux maison : Le studio indique que son intergiciel est déjà compatible Snowdrop et Anvil, ce qui promet une adoption rapide dans d’autres projets.

Pourquoi c’est important : Parce qu’Ubisoft esquisse une nouvelle ère : des jeux où l’on collabore réellement avec des IA qui perçoivent, réagissent et improvisent. Une rupture qui pourrait transformer les missions scriptées en aventures imprévisibles, presque conversationnelles.

4️⃣ Prometheus : le grand de Jeff Bezos en CEO 

Le résumé : Jeff Bezos sort du confort de son mégayacht pour reprendre un rôle de dirigeant actif. Il co-pilote désormais Project Prometheus, une jeune pousse dédiée à l’IA industrielle. L’entreprise, déjà financée à hauteur de 6,2 milliards de dollars, vise les secteurs de l’ingénierie et de la production. C’est le premier poste opérationnel de Bezos depuis son départ d’Amazon en 2021 — un retour en coulisses qui intrigue autant qu’il impressionne.

Les détails :

  • Bezos quitte la dolce vita : Après des années à cultiver une image de milliardaire en villégiature, Bezos renoue avec le terrain technique, attiré par une IA taillée pour les environnements industriels les plus exigeants.

  • Un rôle opérationnel inédit depuis 2021 : Selon le New York Times, il devient co-directeur général de Project Prometheus, un poste qu’il n’avait plus occupé depuis son départ d’Amazon.

  • Une startup déjà propulsée dans la stratosphère : L’entreprise a amassé 6,2 milliards de dollars, dont une part issue directement du portefeuille de Bezos, ce qui la classe parmi les projets IA les mieux financés de la planète.

  • Cap sur l’ingénierie et la production : Prometheus cible les secteurs industriels essentiels, ceux qui construisent, assemblent, testent, optimisent, autrement dit, la colonne vertébrale de l’économie.

  • Une discrétion calculée : La société reste méconnue du public, un choix qui nourrit l’impression qu’elle prépare quelque chose de massif loin des projecteurs.

Pourquoi c’est important : Parce qu’un retour opérationnel de Bezos ne passe jamais inaperçu. Avec une IA destinée aux chaînes de production les plus robustes, Project Prometheus pourrait bouleverser l’industrie mondiale. Et lorsqu’un entrepreneur capable de réinventer le commerce en ligne remet les mains dans la machine, tout le secteur retient son souffle

5️⃣ Nvidia explose les compteurs, Wall Street s’illumine

Le résumé : Nvidia a soufflé sur les braises de la peur avant de les éteindre net. Malgré une chute récente du titre, Jensen Huang a dévoilé des résultats trimestriels hors normes : 57,01 milliards de dollars de revenus, un bénéfice par action de 1,30 $, et une progression annuelle des ventes de 62 %.

Les marchés mondiaux ont aussitôt rebondi. Le PDG assure que la fameuse « bulle IA » n’existe pas, et que la demande pour les puces explose encore. Quelques voix restent prudentes, redoutant un marché instable et une croissance difficile à tenir sur la durée.

Les détails :

  • Nvidia dépasse toutes les prévisions : Le groupe visait 54,9 milliards de dollars de revenus, il en dévoile 57,01 milliards, dopés par 51,2 milliards issus des centres de données. Les investisseurs attendaient 1,26 $ de bénéfice par action : Nvidia en annonce 1,30 $.

  • Jensen Huang balaie l’idée d’une bulle IA : Le PDG rappelle que Nvidia « excelle à chaque étape de l’IA », du pré-entraînement à l’inférence, et décrit une transition massive vers l’informatique accélérée, l’IA générative et l’IA physique.

  • Les marchés reprennent des couleurs : Après la publication, l’action Nvidia bondit de plus de 5 % hors séance, entraînant le Nasdaq, le S&P 500 et les marchés asiatiques dans son sillage.

  • Des cessions qui alimentent les doutes : SoftBank a liquidé 5,8 milliards de dollars d’actions Nvidia. Le fonds Thiel Macro a lui aussi vendu sa position d’environ 100 millions de dollars.

  • Des analystes encore partagés : Stephen Innes parle d’un marché fragile, coincé « entre euphorie IA et dette ». Alvin Nguyen anticipe un ralentissement si l’offre rattrape la demande.

Pourquoi c’est important : Nvidia reste le thermomètre du boom IA. Quand elle surprend à la hausse, l’écosystème mondial respire. Mais les signaux mixtes rappellent qu’un géant de 5 000 milliards de dollars avance désormais sur une corde raide.

❤️ L’outil de la semaine : ChatGPT Group Chats, collaborer ensemble, avec l’IA au milieu de la table

OpenAI déploie un nouveau mode de conversation qui change tout : les group chats. Tu peux maintenant inviter tes amis, ta famille ou tes collègues dans une discussion… où ChatGPT participe aussi, intervient quand il faut, et aide tout le monde à brainstormer, décider, organiser ou créer. C’est comme un Google Doc vivant, interactif, qui réfléchit avec toi et ton équipe.

À quoi ça sert ?

  • Planifier facilement un voyage, un week-end, un dîner. ChatGPT compare les options, prépare des itinéraires, propose des idées, et tout le monde voit la même chose.

  • Brainstormer à plusieurs. Idées de projet, pitch, plan de cours, budget, décor du salon, choix de resto… ChatGPT structure, résume et propose.

  • Collaborer au travail. Rédiger un plan, faire de la recherche, organiser des notes, synthétiser des articles ou documents partagés par le groupe.

  • Créer ensemble. Générer des images amusantes avec les photos de profil du groupe, prototyper une idée, faire un design à plusieurs.

  • Débattre et trancher vite. ChatGPT peut jouer l’arbitre neutre lors des discussions qui s’enflamment (oui, ananas sur pizza, on te voit).

  • Encadrer, organiser, décider. Tout ce qui demande plusieurs cerveaux, avec un cerveau IA en bonus.

  • Avec des comportements sociaux adaptés. ChatGPT sait quand parler, quand se taire, peut être mentionné, utiliser des emojis, ou créer des images personnalisées.

  • Avec sécurité & confidentialité. Les group chats sont séparés de tes chats privés, et ta mémoire ChatGPT n’est jamais partagée.

Comment l’utiliser ?

  • Dans une conversation, clique sur l’icône “personnes” en haut à droite.

  • Invite 1 à 20 personnes via un lien partagé.

  • ChatGPT crée automatiquement une nouvelle conversation dédiée au groupe.

  • Ajoute des instructions personnalisées pour ce groupe (ton, style, rôle).

  • Profite : GPT-5.1 Auto, search, vision, fichiers, images… tout est activé ! 

💙​ La vidéo de la semaine : Flexion dévoile le “cerveau généraliste” des humanoïdes

Flexion, jeune pousse suisse de la robotique, a publié une vidéo qui fait frissonner tout le secteur : un humanoïde capable de percevoir son environnement, comprendre une tâche en langage naturel, composer de nouveaux comportements, et réagir en temps réel. Sans scripts, sans téléopérateurs, sans logique fragile !

Juste un cerveau IA complet, en quatre couches, qui transforme un robot en véritable agent autonome. Et avec 50 millions de dollars levés auprès d’investisseurs de prestige (dont Nvidia), Flexion ne montre probablement que le début…

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